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Capsule science. |
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Mémoire du comité Uranium de l'APEHL présenté au CRNTL le 26 octobre 2006 [...] La science nous démontre également que la quantité de certains produits de désintégration radioactifs présents dans les résidus ne diminuera sensiblement pas au cours des 5 000 à 10 000 premières années (mentionnons, que les pyramides d'Égypte ont été construites il y a environ 5 000 ans). En fait, après 80 000 ans, ces quantités n'auront diminué qu'à peu près de moitié. [...] |
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Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Uranium UraniumUn article de Wikipédia, l'encyclopédie libreL'uranium est un élément chimique de symbole U et de numéro atomique 92. Sommaire
[modifier] Découverte de l'uraniumL'uranium a été mis en évidence en 1789 par le chimiste prussien Martin Heinrich Klaproth, en chauffant la pechblende (UO2), un minerai d'uranium. Klaproth donna le nom d'"urane" ou "uranite" au composé qu'il venait d'identifier, en référence à la découverte de la planète Uranus faite par William Herschel huit ans plus tôt (1781). Ce n'est que cinquante ans plus tard que le chimiste français Eugène Péligot établit que l'urane était composé de deux atomes d'oxygène et d'un de métal, métal qu'il isola et nomma uranium. Henri Becquerel ne découvrit la propriété radioactive de l'uranium que beaucoup plus tard, en 1896, lorsqu'il constata que des plaques photographiques placées à côté de sels d'uranium avait été impressionnées sans avoir été exposées à la lumière du soleil. Les plaques avaient été noircies par les rayonnements émis par les sels : le français Henri Becquerel avait découvert le phénomène de la radioactivité naturelle. [modifier] CaractéristiquesDe symbole U, l'uranium est le dernier élément naturel du tableau périodique de Mendeleïev. Chaque atome d'uranium possède 92 protons et entre 135 et 148 neutrons. A l'état pur, l'uranium solide est un métal radioactif gris à blanc (voire argenté), qui rappelle la couleur du nickel. Il est dur et très dense. De plus, l'uranium est l'atome le plus lourd (qui contient le plus de nucléons) présent naturellement sur la Terre. L'uranium a dix-sept isotopes, tous radioactifs, dont trois seulement sont présents à l'état naturel : [modifier] L'uranium naturelL'uranium naturel est présent dans pratiquement tous les milieux naturels : roches et eau. Il y a en effet 3 mg/tonne d'uranium dans l'eau de mer ce qui représente tout de même 4,5 milliards de tonnes d'uranium sur Terre! L'uranium est vraiment présent dans tous les types d'eau : le Rhône en charrie en effet près de 100 tonnes chaque année. Cet uranium provient du ruissellement des pluies sur les Alpes. L'extraction de l'uranium de l'eau est, techniquement possible, mais non rentable en 2006. L'uranium est tout de même relativement répandu dans l'écorce terrestre, notamment dans les terrains granitiques et sédimentaires. La concentration d'uranium dans ces roches est de l'ordre de 3 g/tonne. À titre d'exemple, un jardin carré de 20 m de côté contient, pour une profondeur de 10 m, environ 6 kg d'uranium [modifier] ProportionsQuelles que soient les teneurs en uranium des milieux, les proportions entre les trois isotopes formant l'uranium naturel sont toujours les mêmes :
On trouve donc dans une tonne d'uranium naturel pur 992,8 kg d'uranium 238, 7,1 kg d'uranium 235 et 0,054 kg d'uranium 234. [modifier] Autres propriétésEn raison de son affinité pour l'oxygène, l'uranium s'enflamme spontanément dans l'air à température élevée, voire à température ambiante lorsqu'il se trouve sous forme de microparticules. De plus, l'élément uranium se retrouve toujours en combinaison avec d'autres éléments tels l'oxygène, l'azote, le soufre, le carbone. On le trouve par exemple en combinaison avec l'oxygène dans l'uraninite et le pechblende, deux des principaux minerais d'uranium, constitués d'oxyde uraneux (UO2). Enfin, les ions uranyles (
[modifier] Les isotopes de l'uranium naturelL'uranium naturel est composé de trois isotopes : l'uranium 235, l'uranium 238 et l'uranium 234. L'uranium 235 est le seul nucléide naturel qui soit fissile, ou fissible : il est donc susceptible de subir la fission nucléaire. Au contraire de l'uranium 235, l'uranium 238, lorsqu'il capture un neutron, ne fissionne pas (sauf neutrons rapides) . Il devient en effet de l'uranium 239 instable, qui par désintégration ß - , va se transformer en neptunium 239. Or ce dernier est lui-aussi radioactif ß - , et va alors donner naissance à un nouveau noyau, le plutonium 239. Ce radioélément, est, comme l'uranium 235, fissile. Puisqu'il peut donner naissance à des produits fissiles, on dit que l'uranium 238 est fertile. L'uranium 234 n'est lui ni fissile, ni fertile, et provient de la décomposition radioactive de l'uranium 238. [modifier] Une des origines de la chaleur interne de la TerreEn plus de la chaleur d'accrétion, la chaleur interne de la Terre provient aussi de la désintégration de corps radioactifs, notamment l'uranium 238 et 235 (et bien d'autres). Ceci peut s'expliquer de façon relativement simple : lors de leur désintégration radioactive, l'uranium 238 et l'uranium 235 vont émettre des rayonnements, qui sont de l'énergie à l'état pur. Cette énergie est alors convertie en chaleur. Des milliards de milliards de désexcitations ont lieu chaque seconde à l'intérieur de la Terre, et on comprend facilement pourquoi la radioactivité est à l'origine de près de 87 % de l'énergie thermique de la Terre. [modifier] UtilisationÀ l'origine, le minerai d'uranium était utilisé dans la céramique et la faïence pour ses pigments jaune, orange et vert. Les uraniums 238 et 235 ont beaucoup d'applications, militaires notamment, mais aussi civiles comme par exemple la datation de l'âge de la Terre. [modifier] Combustible nucléaireL'uranium est aujourd'hui utilisé comme combustible nucléaire dans les réacteurs nucléaires (voir cycle du combustible nucléaire). [modifier] Armes nucléairesL'uranium enrichi (uranium 235) peut aussi servir à la réalisation d'armes nucléaires comme les bombes atomiques (bombes A ou « bombes à fission »), ou les bombes H (« bombes à fusion » ou encore « bombes à hydrogène »). [modifier] Uranium appauvriL'uranium appauvri, un déchet de l'enrichissement de l'uranium, est très prisé pour sa dureté et sa densité. De plus, il est pyrophorique et il est donc employé comme arme antichar ayant un fort pouvoir pénétrant et incendiaire. A très haute vitesse, il perfore aisément les blindages en s'enflammant lors de l'impact, provoquant un incendie qui fait exploser le véhicule visé. Ainsi, des munitions à base d'uranium appauvri ont été utilisées lors des guerres du Golfe et du Kosovo. L'uranium appauvri est aussi utilisé, avec un complémént de plutonium, comme nouveau combustible nucléaire (combustible MOX). [modifier] Gisements et exploitationLes principaux gisements uranifères se situent au Canada, en Australie, au Niger et au Kazakhstan (tous des pays d'une grande superficie). On estime actuellement rentables des gisements qui présentent des teneurs supérieures à 0,5 kg/tonne de roche. En France, on compte près de 170 anciens sites d'extraction et de traitement des minerais d'uranium. Tous ces sites ont représenté une production d'environ 72 800 tonnes d'uranium. Les gisements les plus riches comptent 1 à 5 kilogrammes d'uranium par tonne de minerai. L'activité minière française, pour l'extraction d'uranium en tout cas, a pris fin en 2001 avec la fermeture des mines de Jouac, en Haute-Vienne. En effet, la France ne présente pas de ressources minières en uranium suffisamment rentables. [modifier] Quelques sites remarquables
Gisements sous discordanceLes minéralisations uranifères de type discordance ont été découvertes pour la première fois à la fin des années 60 dans les bassins de l'Athabasca (Canada) et de Mc Arthur (Australie). Leur richesse est exceptionnelle. Ce sont actuellement (en 2003) les seuls gisements rentables d'uranium seul. Les dépôts d'uranium se situent à l'interface entre un socle d'âge archéen à protérozoïque inférieur et une puissante couverture de grès du protérozoïque moyen. Ils sont généralement associés à des failles à graphite et entourés de halos d'altérations argileuses de haute température. Les minéralisations ne sont pas clairement datées mais sont plus récentes que les couvertures sédimentaires. Le modèle communément admis pour la genèse de ces gisements est diagénétique hydrothermal, c'est-à-dire que le dépôt a lieu pendant la diagenèse à la faveur de circulations de fluides. Une saumure très concentrée et oxydante percole dans le socle et s'enrichit en calcium, magnésium et uranium par dissolution de monazite, s'appauvrit en quartz et augmente sa température. Au contact d'un front rédox à la discordance, cette saumure dissout du quartz et précipite de l'uranium dans l'espace libéré. Des altérations, remobilisations et précipitations successives ont probablement lieu ultérieurement. Les mécanismes de minéralisation en Australie et au Canada sont assez semblables mais leurs formes et leurs emplacements diffèrent sensiblement, ce qui amène les scientifiques à spéculer sur des mécanismes de réduction différents pour les deux bassins. Les géologues essaient cependant de comprendre ce qu'ils ont en commun pour trouver de nouveaux gisements de ce type. Enfin, l'analogie entre ce type de gisement et la conception actuelle du stockage des déchets radioactifs en couche géologique profonde intéresse fortement les chercheurs. [modifier] Voir aussi[modifier]
Articles connexes
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