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Rencontre d'information sur le nucléaire...
DES SPÉCIALISTES ÉCLAIRENT LA POPULATION
Camille Tremblay-Fournier

Des citoyens inquiets s'interrogent sur les dangers de l'uranium.

Le Centre de formation professionnelle (CFP) Mont-Laurier a accueilli mardi dernier près de 200 personnes, dont plusieurs élus municipaux, des maires, des députés, des représentants de divers organismes et des citoyens venus profiter de la présence de deux experts du thème du nucléaire pour se renseigner davantage.

À la suite de la manifestation qu'avait organisé l'Association de protection de l'environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) en juin dernier, un intérêt grandissant a gagné les citoyens et les politiciens de la région pour ce sujet. Cette rencontre résulte, selon Réal Richer, président de l'APEHL, du besoin de démentir les rumeurs au sujet de l'exploration des sols de la région et des projets d'exploitation de minérais d'uranium. Le but de cette séance d'information était de mettre à profit les connaissances et les expériences de spécialistes pour mieux informer la population qui doit se forger une opinion personnelle à partir de  faits véridiques.

Le porte-parole de la cellule sur le nucléaire de l'APEHL, François Lapierre, désire que les résidents de la région portent une attention particulière sur les problématiques entourant la qualité de l'environnement et la santé dans ce dossier en s'interrogeant sur les conséquences possibles de l'établissement d'une mine d'uranium. Les deux spécialistes invités, membres du regroupement pour la surveillance du nucléaire: Gordon Edwards et Marc Chénier, ont ainsi abordé la question de l'énergie nucléaire dans ce sens. Leur objectif premier était de démystifier le sujet du nucléaire et de le vulgariser à l'aide du diaporama éducatif «La vie secrète de l'atome», qui informait notamment l'auditoire sur les effets d'une mine dans une communauté. Ils ont fait  un  historique de l'utilisation de l'uranium, du processus et de ses usages principaux. Ils ont axé leur présentation sur  les effets déjà observés par le passé des expositions à des éléments radioactifs, tels que les résidus radioactifs résultant de la fission qui sont très nocifs pour l'être humain, qui favorisent le développement de maladies, dont le cancer. L'exposition au rayonnement radioactif qui se trouve dans l'atmosphère peut aussi occasionner des problèmes de développement mental, des malformations chez les foetus et des avortements spontanés. Marc Chénier veut que la population soit consciente qu'à ce jour, selon la communauté scientifique, «il n'existe pas de niveau sécuritaire ou acceptable de rayonnement radioactif», alors il faut être prudent quant à l'extraction de minéraux nucléaires. La problématique centrale qu'ont présentée les deux hommes est celle qui inquiète beaucoup de gens, les déchets radioactifs. Les résidus qui suivent l'utilisation d'uranium sont particulièrement dangereux, car selon M. Endwards «85% de la radioactivité reste sur le site minier et les déchets continuent à être dangereux pour des milliers d'années.» D'autant plus, ce sont des déchets dont on ne peut se débarasser et dont on ne peut qu'en faire la gestion, qui est compliquée en raison de l'entreposage. Ils spécifient aussi qu'étant donné la grande durée d'existence des déchets radioactifs, même si cette énergie est utilisée dans notre pays à des fins pacifiques, on ne peut prévoir quel régime et quels événements peuvent arriver dans des milliers d'années. Donc, selon eux il faut savoir que les déchets radioactifs  d'une mine d'uranium sont un héritage qu'on laisse pour très longtemps à une région.

Des citoyens s'interrogent

La période de questions qui a suivi l'exposé des deux spécialistes a porté surtout sur les conséquences de l'opérationnalisation d'une mine et les dangers possibles. Les citoyens se sont également questionnés sur les conséquences sur la faune et la flore, sur les cours d'eau et sur la santé,  suite à une extraction d'uranium dans une région. Il est possible de voir que ce dossier inquiète plusieurs citoyens qui veulent avoir leur mot à dire dans ce débat.

L'APHEL a également déposé lors de cette soirée une pétition  contre une possible extraction d'uranium dans la région et va continuer de suivre le dossier de très près afin d'informer la population en particulier par le biais de leur site internet.

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