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220 personnes se renseignent sur l'uranium
Par Nathalie DeBlois
Quelque 220 personnes ont assisté mardi, à la soirée d'information organisée par le Comité uranium de l'Association de protection de l'environnement des Hautes-Laurentides. Une pétition de 774 noms s'opposant à l'exploration et l'exploitation de l'uranium dans la région a aussi été déposée au terme de cette soirée.
IIl y a déjà plus de 40 ans que la présence d'uranium dans le sol rocheux des Hautes-Laurentides a été décelée. En 1971, l'éventuelle exploitation de ce minerai dans le secteur Chute-St-Philippe et Pérodeau défrayait la manchette. Puis, le projet est devenu lettre morte.
Des rumeurs de construction de centrales nucléaires à divers endroits du globe ont ravivé l'intérêt pour l'uranium et du coup, celui des prospecteurs pour l'uranium des Hautes-Laurentides. Au moins deux compagnies feraient actuellement de l'exploration dans le secteur nord de la MRC. A cette étape, il s'agit de retirer des «carottes» du sol dans le but de vérifier la teneur en uranium et voir s'il y a là matière à une exploitation rentable par le biais d'une mine à ciel ouvert. Le secteur visé touche les municipalités de Lac-St-Paul, Chute-St-Philippe, Ste-Anne-du-Lac et Mont-St-Michel.
En avril dernier, au moment où ses administrateurs eurent vent des activités d'exploration, l'APEHL a mis sur pied une cellule anti-ura-nium. Le comité a organisé une manifestation en juin et documente le dossier uranium Hautes-Laurentides. La venue à Mont-Laurier des représentants du Regroupement pour la surveillance du nucéaire est une autre initiative du comité. «Nous voulions par cette soirée d'information, que les gens soient renseignés sur les impacts probables entraînés par le développement d'une mine d'uranium dans la région», indique François Lapierre, porte-parole du comité.
Fondé en 1975 par le mathématicien
Le diaporama «La vie secrète de l'atome» démontre également que si l'exploitation de l'uranium génère quantité de déchets; son utilisation comme énergie cause aussi problème. Une fois la grappe combustible a été utilisée par le réacteur nucléaire, elle devient un déchet radioactif dangereux qu'il est impossible d'éliminer. Ces déchets, qui demeurent radioactifs pendant des milliers d'années, doivent donc être stockés. Finalement, le diaporama démontre que même si l'uranium est utilisé à des fins civiles, il peut servir à des fins militaires. Bref; après avoir vu «La vie secrète de l'atome», il est peu tentant de voir s'établir une montagne de déchets radioactifs dans notre cour.